Le chef de l’État, son gouvernement et les institutions qui les soutiennent broient petit à petit toutes les solidarités que nos organisations de l’ESS s’efforcent de faire vivre.
La casse du code du travail, le lent démantèlement de la sécurité sociale, l'asphyxie organisée des cotisations et aujourd'hui la réforme de la retraite témoignent d'une volonté féroce de privatiser, marchandiser et financiariser ce qui hier nous était commun.
Par ailleurs, les monumentales richesses que notre économie produit sont toujours plus privatisées et distribuées sous forme de dividendes. L'année 2019 franchit à cet égard un record indécent : 60 milliards d'euros de profit ont été distribués par les entreprises du CAC40 à leurs actionnaires.
En tant que salarié·es et bénévoles impliqué⋅es dans des organisations de l'ESS et dans la vie de la cité, nous ne pouvons pas regarder nos gouvernants défaire ces communs sans réagir. Ces politiques viennent directement heurter nos engagements du quotidien.
C'est pourquoi la promotion de nos alternatives et des communs que nous développons doit aujourd'hui passer par une opposition claire au pouvoir en place et aux politiques économiques qu'il déploie.